Tourment de l’été

J’adore l’été. J’ai toujours adoré l’été. Et pourtant, plus le temps passe et plus je le déteste aussi. Parce que maintenant, il me rappelle combien tout est éphémère, il me rappelle à quel point les choses semblaient mieux avant. Quand j’étais enfant, quand j’étais loin d’avoir moi aussi un enfant à m’occuper.
Je me souviens de ce bonheur intense qui arrivait avec la fin de l’école, la joie de savoir que j’avais deux mois de liberté devant moi. Les longues journées baignées de soleil, interminables parfois, où je m’ennuyais certainement mais ce n’est pas le souvenir qui me reste.
La chaleur, la lumière éclatante, des saveurs sucrées, la peau chaude, le cœur léger. La fraîcheur du matin, la pénombre des après-midi à l’intérieur quand il faisait trop chaud, la quiétude des soirées.
Le chant des grillons, quand on dormait toutes les fenêtres ouvertes pour profiter de l’air frais, c’est ça, le meilleur souvenir des vacances, de l’été. Surtout après les journées à la mer, quand on se battait pour passer sous la douche en premier, pour se débarrasser du sable et du sel, de l’odeur de soleil enroulée dans nos cheveux, et qu’on se couchait dans les draps propres, si légers.

Ces souvenirs me brisent le cœur aujourd’hui. Parce que je sais que j’aurais beau tout refaire de la même façon, je ne pourrai jamais plus ressentir ce que je ressentais autrefois. Parce qu’il y a trop de choses désormais, la vie d’adulte, les responsabilités, tout ce qui pèse parfois mais qu’on porte comme on peut parce qu’on n’a pas le choix.
Je voudrais revenir en arrière. Rester à jamais dans cette enfance qui passe si vite qu’on la regrette toute sa vie. Me dire que je serai forte, que j’y arriverai, que je m’en sortirai.
Parce que ça ne va pas si mal, au fond.
Parce que je suis heureuse même si ce bonheur est parfois bancal.
Parce qu’il y a quelqu’un d’autre après moi, qui je l’espère vivra toutes ces choses, quitte à en souffrir un peu.
Alors je lui apprends la joie de la liberté, les journées au soleil, le chant des grillons, les draps légers… et si ces souvenir lui brisent aussi le cœur un jour, alors je saurai que je l’aurai rendue heureuse.
Parce qu’on est heureux même quand on pleure pour les meilleures choses.
Parce que ce sont les meilleures choses qui nous font le plus mal puisqu’elles se terminent un jour. Mais il y en a d’autres, à chaque âge, à chaque vie. Il y en a d’autres pour nous remplir le cœur à l’infini.

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS
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Bilan de 2018

En cette fin d’année, il est temps de rédiger un petit récapitulatif de 2018 concernant ma vie d’auteur. Certains projets sont toujours en cours et je ne peux pas en parler pour l’instant, mais d’autres se sont finalisés.

Tout d’abord, il y a eu Guide-moi qui est sorti au printemps. Entre amour et résilience, n’attendez plus pour lire l’histoire de Clara, une jeune fille écorchée par la vie qui découvre qu’elle est chargée d’une mystérieuse mission. Publié aux Éditions Gloriana, ce roman est disponible sur commande dans toutes les librairies, ainsi que sur toutes les plateformes de commerce en ligne, en version papier et numérique.

Mes autres romans sont évidemment toujours disponibles : Les Somnambules, Mots Brisés, Ismène & l’Élixir des Elfes, Le Choix de la Vestale, L’or de tes mots, Talk… Vous retrouverez les résumés et informations à leur sujet sur ce site. N’hésitez pas à me contacter pour vous offrir un exemplaire dédicacé !

Concernant les publications à venir, il y en aura au moins une et ce sera aux éditions Gloriana. L’histoire est déjà écrite et, s’il me reste du travail de correction et de relecture à effectuer dessus, elle verra le jour sur papier dans le courant de l’année 2019. D’autres révélations arriveront bientôt !

Je pense également publier, en autoédition, un court roman écrit depuis plusieurs années. Cette histoire, intitulée Les Cœurs Battants, m’est particulièrement précieuse et je sens que l’heure est venue de la partager, de la laisser vivre auprès des lecteurs. Aucune date n’est définie pour l’instant mais il y a de grandes chances que cela arrive aussi en 2019.

J’espère également pouvoir organiser de petites séances de dédicaces l’année prochaine ; il est normalement prévu que je sois à nouveau présente à Paris pour le salon du livre.

En attendant tout cela, je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année !

À bientôt !

Flawed and Full

Quand je te regarde, je vois sous ton sourire cette innocence perdue, qui était mienne autrefois. Je revois le temps, l’attente et les souffrances avant de t’avoir, puis le bonheur que tu m’apportes désormais.
Quand je te regarde, je vois un peu de mon enfance qui n’est plus qu’un souvenir que tu fais un peu revivre, à ta manière. Je vois des petits bouts de moi ressurgir en toi et je me sens bêtement fière.
Mais quand je te regarde, je vois aussi cette blessure secrète en moi que personne n’a jamais guéri et ne guérira probablement jamais ; celle que je m’efforce de colmater, tous les jours, parce que je ne peux pas t’abandonner. Je te vois et je me dis que si tu n’étais pas là, j’ignore où je serais aujourd’hui.
Quand je te regarde, je vois ta lumière et je prie pour qu’elle soit plus puissante que ma noirceur. Ne la laisse pas t’atteindre à ton tour ; reste forte, reste libre, et même si la vie n’est pas simple, refuse ce que ne te dicte pas ton cœur.
Quand je te regarde, je te vois parfaite même si je sais que tu ne l’es pas – tu l’es pourtant plus que moi.
Quand je te regarde, je découvre l’ultime sens de l’amour, celui que sans le savoir tu me donnes démesurément en retour.
Quand je te regarde, je vois un trésor : celui dont je ne peux mesurer la valeur, mais pour lequel je donnerais sans hésiter mon corps, mon sang, mon cœur et ma vie tout entière.
Quand je te regarde, je vois une nouvelle chance, un nouveau chemin pour parvenir au bonheur. Peut-être que tu accompliras ce que je n’ai pas réussi à faire, ou peut-être que tes pas te porteront à l’opposé des miens… Peu importe, en vérité. Tant que tu es bien, il n’y a qu’une chose que je souhaite : que cette vie que je t’ai donnée soit pour toujours joyeuse, belle, intense… complète.

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Pause

Le silence règne dans cette pièce qui m’a si souvent vue penchée là à écrire. Se doute-t-il que tout est différent aujourd’hui ? Comprend-il à quel point j’ai changé depuis la dernière fois que je me suis assise à ce bureau pour écrire ? Cela ne fait que quelques mois, au maximum une année entière ; j’ai pourtant l’impression que ça a duré des siècles.
Dans ce calme apparent s’élève doucement le chant de ma plume, timide, désœuvré, hésitant. Le son est ténu, discret – il ne réveillera pas l’enfant endormie dans la chambre côté. La voilà, la source de tout ce changement : ce petit être plein de vie que j’ai porté pendant neuf mois et qui occupe désormais mes journées. Pour elle, j’ai dû abandonner quelques passions en cours de route, d’abord par manque de force et maintenant par manque de temps. Je ne le regrette pas, c’est impossible de regretter quelque chose face à tout le bonheur qu’apporte un enfant.
Mais l’écriture fait partie de moi, m’a construite, m’a amenée jusque-là. Je peux l’oublier quelques temps, la reléguer au dernier plan de ma vie, elle finira toujours par revenir. Parce que j’ai besoin d’elle. Parce que coucher des mots sur le papier est la seule façon que j’ai trouvée de vider mon cœur de ce flot d’émotions qui le parcourt, de me ressourcer, de m’apaiser. Aujourd’hui peut-être encore plus que jamais auparavant, car donner la vie est une aventure bouleversante qui ne laisse pas indemne.

Le silence règne autour de moi, ma plume glisse sur le papier et les mots viennent, peu à peu plus fluides. Ils s’avancent, ils dansent presque puis s’immobilisent là sur les lignes, comme si c’était leur juste place, l’endroit où ils auraient toujours dû se trouver. Certains jours, je voudrais être l’un d’eux. C’est sûrement si simple d’être un mot. On les trace, on les épelle, on les énonce à haute voix… On les rature, on les raye, on les efface parfois… Mais personne ne peut tuer les mots, personne ne peut les briser, personne ne peut leur enlever ce qu’ils ont de plus cher au monde. Ils n’ont pas de doutes, ils n’ont pas de peurs… mais peut-être n’ont-ils pas d’amour non plus, alors qu’ils savent si bien en parler.
Le silence règne, certainement plus pour très longtemps. J’ai profité de cette petite heure de tranquillité, cette pause, pour m’asseoir à mon bureau, ouvrir le tiroir et sortir mes cahiers afin de relire mes histoires en cours d’écriture. Elles sont toujours dans ma tête, au fil de mon imagination… mais j’ai si peur de ne pas arriver à les continuer et les terminer un jour.
Serai-je capable de reprendre le cours interrompu de ces mots, de ces phrases ; de transcrire noir sur blanc pour mes personnages ces vies que je leur ai inventées ? N’y aura-t-il pas une cassure au beau milieu de ces pages, parce que je ne suis plus celle que j’étais avant ? Trouverai-je bientôt le temps, l’envie, le courage de me remettre à écrire ? Parce que même si l’écriture me manque, elle n’est pas facile ni reposante pour moi, elle ne l’a jamais été. Elle finit par m’apaiser, certes, mais au prix de nombreux tourments. Quand je vois ce qu’est ma vie aujourd’hui, je ne suis pas certaine de vouloir, ou bien d’être prête, à éprouver de nouveau tout cela… Et c’est sans doute ce qui me fait le plus peur.
Peut-être que je dois me laisser encore du temps. Peut-être que tout reviendra naturellement. En attendant, je sais qu’il y aura toujours ma plume, mes cahiers et mes histoires dans le tiroir, dans le bureau, avec un peu de silence autour… comme une petite bulle d’air, une boîte aux trésors imaginaire, que je peux garder du côté du cœur pendant que la vie m’appelle ailleurs…

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Sortie de « Guide-moi »

Une bonne nouvelle pour bien commencer la semaine… avec de la lecture !

Mon nouveau roman Guide-moi sort aujourd’hui !

Après un tragique accident, Clara a tout perdu : sa famille, ses rêves, sa joie de vivre. Égarée dans un monde qui ne semble plus être le sien, elle s’efforce de se construire un nouveau quotidien : elle occupe ses journées avec son travail, sa seule amie Stessy et sa passion pour le dessin. La jeune fille se sent plus fantôme que vivante, terrassée par une culpabilité qu’elle traîne depuis des années, depuis l’accident. Pourtant, tout bascule le jour où elle rencontre Evan, un jeune homme qui lui est familier pour la bonne raison qu’elle a déjà dessiné son portrait plusieurs fois sans jamais l’avoir vu auparavant. Intriguée et irrésistiblement attirée, elle se laisse happer par son charme empli de mystères… Car Evan n’est pas là par hasard, et que Clara le veuille ou non, il lui apprendra ce que signifie réellement d’être un survivant.

Publié aux Éditions Gloriana, cette romance est d’ores et déjà disponible aux formats papier et numérique. Pour le format papier, vous pouvez vous le procurer sur AMAZON ou bien le commander en librairie. Pour le numérique, il est disponible chez tous les revendeurs ( AMAZONGOOGLE PLAYFNAC, etc ).

En attendant d’avoir vos retours, je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que vous passerez un agréable moment en découvrant cette histoire !

Lettre à Indochine

Le 10 mars 2018,

Je commence à écrire cette lettre au lendemain du passage d’Indochine au Zénith de Toulouse. Pourquoi aujourd’hui et pas avant, pourquoi pas plus tard… au fond, c’est inutile de le savoir. Ce qui est certain, c’est qu’un concert d’Indochine nous change, nous bouleverse, nous touche en plein cœur. On s’y rend le cœur léger, euphorique pour certains ou simplement curieux pour d’autres ; et on en revient époustouflé, avec des images et des couleurs gravées sur nos rétines, des sons qui vibrent encore au plus profond de nous, et surtout la sensation d’avoir vécu un moment totalement unique.
Mon premier concert d’Indochine était le 30 mars 2010. En huit ans, j’en ai fait une bonne douzaine sans jamais me lasser, bien au contraire. À chaque fois, j’ai retrouvé cette flamme indochinoise qui s’est allumée dans les années quatre-vingt, a vacillé parfois mais ne s’est jamais éteinte. À chaque fois, j’ai eu l’impression que tout le reste, les soucis, les problèmes, restaient aux portes de la salle et disparaissaient pour quelques heures. À chaque fois, j’ai pu vivre un peu plus fort, et repartir avec une énergie nouvelle pour affronter la suite.
Impossible de me souvenir exactement de la première fois que j’ai écouté une chanson d’Indochine – j’étais trop petite. Ces morceaux représentaient les années adolescentes de mes parents, qui avaient quelques vinyles rangés là sur une étagère. Je me rappelle quand même de cette cassette audio qu’on m’avait enregistrée et que j’écoutais en boucle, Tes Yeux Noirs, Canary Bay, L’Aventurier, Trois Nuits Par Semaine. Je ne comprenais pas les paroles mais j’aimais le rythme et la voix, et c’était tout ce qui comptait. À cette époque-là, Indochine était dans ses « années noires », comme aime à le répéter la presse, mais je l’ignorais. D’ailleurs, le groupe n’était pour moi que ces quelques chansons ; il n’avait pas encore de visage. La première fois que j’ai vu celui de Nicola Sirkis, sans doute à la télévision, je me souviens avoir demandé à mes parents : « Pourquoi il est triste ? »
Et pour cause : nous étions dans les années 2000. J’avais dix ans et encore l’innocence de cet âge ; mais je n’ai jamais oublié ce visage.
Deux années ont passé, j’ai grandi, et surtout je me suis retrouvée confrontée à la mort pour la première fois. J’ai demandé à la lune venait alors de sortir. Je me rappelle d’une journée noire, d’une tombe portée en terre, d’une chambre un peu sombre dans laquelle, avec une de mes cousines, nous avons écouté cette chanson en boucle… Depuis, j’ai du mal à la réentendre sans pleurer, surtout durant les concerts.
L’époque de Paradize a été un moment charnière dans ma vie, le passage de l’enfance vers l’adolescence. J’ai vécu des moments difficiles et quand j’y repense, je réalise qu’à partir de ces instants-là, j’ai véritablement commencé à comprendre les chansons d’Indochine.
Après ça, malgré ou à cause de la douleur, j’ai eu besoin d’une pause. Je croyais qu’en cessant d’écouter Indochine je pourrais oublier le reste, que la peine disparaîtrait… Mais comment ignorer Alice & June quand on a 15 ans et qu’on commence à se construire, au milieu des tourments adolescents ? Impossible.
C’était l’époque ambigüe des amitiés qui s’effilochent parce que les routes se séparent, des goûts qui s’affinent et s’affirment, des rêves qui se dessinent pour nous porter vers des lendemains qu’on espère plus heureux… Douceur et amertume mélangées, parce qu’on touche au bonheur et qu’en même temps, on a la sensation de ne jamais avoir été aussi mal. J’ai commencé à écrire mes premiers textes, mes premières rimes… ce n’étaient encore que des balbutiements mais soudain, il me semblait approcher de l’évidence de ma vie.
Le temps a continué de s’enfuir, jusqu’à me conduire aux portes de la période la plus intense de ma vie d’« Indofan » : celle de La République des Météors. Quel titre magnifique, si poétique ! J’avais dix-neuf ans, et déjà deux romans et un recueil de poésie publiés à mon actif. Pourtant, à ce moment-là, j’étais en panne d’inspiration pour une nouvelle histoire que je venais de débuter… je préférais passer du temps avec mon petit ami plutôt qu’avec ma plume !
Et puis il y a eu Little Dolls.
Little Dolls, et ses mots magiques : « J’attends mon âge, avec toi… Et sauve-moi encore, aide-moi… » Enfin, l’inspiration était de retour. Avec cette douleur et cette peine enfouies en moi depuis plusieurs années et jamais vraiment guéries ; mais aussi une certaine excitation : comme si j’attendais ce moment depuis toujours, comme si tout ne dépendait que de ça. J’ai recommencé à écrire et terminé ce roman, portée par l’écoute de cet album fabuleux chargé d’histoire et de poésie.
J’ai, en quelque sorte, redécouvert Indochine. Et rien jusque-là n’avait changé ma vie à ce point. Je me suis trouvée, enfin.
Il me faudrait des heures et des pages entières pour décrire ce que j’ai ressenti après mon premier concert. Je crois même que les mots sont impuissants à décrire ce que j’ai éprouvé, cet amour et cette admiration infinis, mais aussi ce respect si profond et cette sensation d’avoir eu droit, en quelque sorte, à une renaissance.
Les années qui ont suivi ont été rythmées par les concerts d’Indochine à travers la France, par ces nouvelles amitiés qui se sont tissées grâce à cette passion commune, et par une frénésie d’écriture comme j’en avais rarement connue.
J’ai rencontré celle qui est devenue ma meilleure amie : Indochine nous a réunies alors que nous ne nous serions peut-être jamais trouvées.
J’ai été au premier Stade de France, à ce « Putain de Stade ».
J’ai été aux concerts « Paradize + 10 », et ce soir magique du 2 février 2012 restera à jamais gravé dans ma mémoire : le froid intense, la fatigue après ces deux jours d’attente et de concerts, mais surtout ces quelques secondes merveilleuses pendant lesquelles j’ai parlé à Nicola…
Et puis, encore un peu plus tard, est arrivé Black City Parade… À chaque fois, la même impatience en attendant la sortie de l’album, la même émotion en découvrant les chansons, et la même joie à l’approche des concerts.
Pendant ce temps, le reste de ma vie s’est construit aussi : le petit ami est devenu mon mari, d’autres romans ont été publiés, et une jolie croix s’est encrée à ma cheville, gravée sur ma peau comme pour exprimer physiquement à quel point Indochine fait partie intégrante de ma vie.
Grâce à ce groupe, j’ai pu faire plein de découvertes, aussi bien musicales que littéraires ou cinématographiques. Car c’est aussi ça, Indo, un univers particulier très ouvert sur le reste du monde, qui nous enrichit et nous apprend beaucoup.
J’ai continué mon chemin après ça, en attendant l’album suivant, la tournée suivante. Bien sûr, on a toujours peur que cette aventure s’achève, alors on se dit à chaque fois qu’on doit en profiter comme si c’était la fin. Et même si on s’intéresse forcément à autre chose, si on passe un moment sans écouter Indochine, on sait qu’au fond ça ne nous quitte jamais vraiment.
En 2017 est arrivée La Vie Est Belle. Après toutes les horreurs qu’on a vues ces dernières années, cette chanson était la bienvenue : elle nous rappelle tout simplement que malgré tout ce qu’on traverse, malgré ce qui se passe tous les jours, la vie vaut la peine. Il y a des moments tellement beaux, tellement forts… Des choses dont on ne comprend la valeur qu’en les vivant. Mais si la vie n’était faite que de ça, alors on n’aurait pas conscience de sa beauté.
J’étais enceinte lorsque la chanson est sortie, puis l’album a accompagné la fin de ma grossesse. Depuis la naissance de ma fille, La Vie Est Belle a vraiment pris tout son sens pour moi : je sais désormais ce que c’est que de donner la vie. Son sang est le mien, et je ferai tout pour elle, pour qu’elle soit heureuse, et pour qu’elle trouve sa place dans ce monde qui ne tourne plus très rond.
Encore une fois, Indochine a été à mes côtés durant cette période, la plus incroyable et la plus éprouvante de ma vie. Et aujourd’hui, j’ai quelqu’un à qui transmettre cette passion. J’espère que cela continuera assez longtemps pour qu’elle puisse assister à un concert, pour qu’on puisse partager ça, une fois, elle et moi.
Hier soir, à Toulouse, nous avons embarqué à bord d’un vaisseau ; il a décollé dans un ciel noir pour rejoindre la galaxie indochinoise. C’est un univers où l’on se sent bien, heureux, où l’on a ce sentiment d’appartenance, de légitimité, où l’on est accepté tel que l’on est, qui que l’on aime… Une bulle de musique, de tolérance, de partage, et finalement d’humanité… Un baume sur nos cœurs fatigués, parce que ce n’est pas un peu d’espoir mais beaucoup qu’ils nous donnent. Et quelques heures après ce concert, j’ai fait ce que nombre d’autres fans ont fait et feront : je suis allée acheter des places pour le prochain passage du groupe à Toulouse.
Pour conclure, j’ai envie de dire qu’Indochine a été un pilier dans ma vie, depuis ma plus tendre enfance jusqu’à maintenant. Au fil de ces chansons, j’ai grandi, je me suis construite, j’ai avancé… J’ai découvert la vie, la mort, l’amour… J’ai connu les joies, les larmes, les bonheurs, les peines, les doutes, les victoires, les douleurs, les réussites, les défaites… C’est ce que tout le monde fait, tous les jours. Pourtant, plus tard, quand je me remémorerai tout ça, je sais déjà qu’il y aura cette musique, ces souvenirs, pour illustrer chaque étape de ma vie et leur donner un peu plus de saveur, un peu plus de couleur.
Lorsque j’y pense, je me dis que c’est quand même assez exceptionnel. J’ai commencé à écouter Indochine quand je n’étais qu’une petite fille et aujourd’hui, alors qu’une autre petite fille devient déjà la suite de ma vie, Indochine est toujours à mes côtés.
Merci.
J’ai l’impression que la boucle est bouclée, et qu’en même temps, tout commence…

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Courtes nouvelles

Un petit mot pour vous informer des dernières nouvelles :
Au beau milieu de mes journées passées à pouponner, donner le biberon et changer des couches depuis la naissance de ma fille le 27 octobre 2017, voilà qu’une nouvelle parution va arriver ! Il s’agit de Guide-moi, une romance écrite en 2014-2015, qui sortira en avril aux éditions Gloriana. Je vous invite à cliquer sur la couverture ci-dessous pour découvrir le résumé de cette histoire… et je vous dis à bientôt pour de nouvelles lectures !

Les Choses

Il y a tant de choses auxquelles on tient. Certaines photos, certains bijoux, certaines peluches. Des albums de musique, des livres, des vêtements. Un parfum, un crayon, un souvenir d’enfance. Un talisman, un porte-bonheur. Un petit mot écrit à la va-vite sur un morceau de papier déchiré.
On a beau en avoir parfois plusieurs, il y en a toujours certains que l’on préfère aux autres. Parce qu’on l’avait avec soi au cours d’une journée ou d’une nuit véritablement merveilleuse. Parce qu’on l’a conservé depuis notre plus tendre enfance et que le revoir nous rappelle tellement de souvenirs. Parce que c’est une personne que l’on aime qui nous l’a donné ou offert. Parce qu’on l’a acheté en croyant que cela nous protègerait des mauvais moments. Il peut y avoir mille raisons différentes mais chaque personne ou presque, en ce monde, possède un objet comme celui-là.
Le fameux jeans qu’on a porté encore et encore, qui est tout usé mais dont on ne veut pas se séparer car il semble fait pour nous. Le billet de concert ou de cinéma, froissé et presque effacé, mais qu’on ne jettera pas car on a passé un moment inoubliable. La peluche que l’on garde depuis notre enfance même si elle ne ressemble plus à grand-chose. Le livre ou le CD qui nous a aidés à traverser des moments difficiles et nous a beaucoup fait pleurer. Le bijou qui signifie tant à nos yeux, comme une promesse, même si elle n’a pas toujours été tenue. Une fleur que l’on a fait sécher, en souvenir.
Ce ne sont que des exemples, chacun a sa personnalité, son histoire, et les objets qui vont avec. Il y a aussi tous ces choses que l’on collectionne furieusement, jusqu’à ne plus savoir où les mettre. C’est presque machinal, instinctif, comme une drogue légère mais dont on ne pourrait quand même pas se passer. On attrape tous ces objets, on les cherche, on les trouve et lorsqu’on les a, on les range soigneusement pour ne pas qu’ils s’abîment. Les plus passionnés reviennent les admirer, tandis que d’autres finissent par les laisser bien rangés comme il faut, mais attention ! Ils ne les jetteront pas, même si ça prend trop de place.
Alors voilà, notre vie est remplie de choses et d’objets que l’on garde plus ou moins précieusement ; et au fil des années, de nouveaux viennent s’ajouter, en fonction de ce que l’on a vécu. Même est ce que ça nous rend matérialiste pour autant ? Non, je ne crois pas. Je pense que toutes ces petites choses-là nous rendent surtout plus humains.
Ce qui ne croient en rien, qui n’aiment pas leurs souvenirs, ne possèdent rien. Une maison vide, aux volets clos, aux murs nus. Ils attendent simplement de vivre certains moments et quand c’est passé, ils n’y repensent plus. Ils n’acceptent rien car ils veulent être indépendants, et ils n’offrent rien non plus.
Je préfère la vie de tous ces passionnés qui gardent et collectionnent, qui protègent et conservent. Ils vivent à deux cent pour cent et même si c’est douloureux, ils se souviennent car ils veulent évoluer sans oublier ce qu’ils ont vécu.
Alors non, toutes ces petites choses ne nous rendent pas si prosaïques, elles nous aident plutôt à nous différencier des animaux, des tyrans, des divinités. À marquer des repères sur le chemin de notre vie et à laisser des souvenirs et des traces pour les générations futures.
Elles nous permettent peut-être de pouvoir exister à travers le temps et l’espace, tant qu’elles sont là, immobiles, silencieuses et immuables ; les seules choses quasi-éternelles à avoir traversé nos vies.

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Le Choix de la Vestale

Bonjour tout le monde !
Avec le printemps est arrivée une nouveauté : la réédition de La Croisée des Âmes ! Mais ce titre n’est plus d’actualité, il faut désormais l’appeler Le Choix de la Vestale.

Rome, l’an 273 avant J.C.
Une jeune vestale est condamnée à être enterrée vivante pour avoir rompu ses vœux de chasteté. Son amant, ayant échappé à la justice, vient se suicider sur son tombeau. Le même espoir les avait animés : que leur amour renaisse un jour, peu importe le lieu ou l’époque…
Paris, de nos jours.
Benoit est tiré de son sommeil par un violent cauchemar, dans lequel figurait la Vestale. Mais plus de deux millénaires les séparent. Lorsqu’il est témoin de l’arrestation de Daphnée, quelques jours plus tard, il ne peut ignorer son étonnante ressemblance avec la Vestale martyre. Poussé par cette fascination, le jeune homme va tout tenter pour la faire innocenter et comprendre le lien qui paraît les unir l’un à l’autre.
Comment pourraient-ils expliquer qu’ils fassent les mêmes rêves et qu’ils aient cette incroyable impression de se connaître depuis toujours ? Et si le passé et le présent n’étaient qu’une seule et même histoire ? Celle découlant du choix de la Vestale…

Publié à présent chez Gloriana Éditions, ce roman historique est disponible à partir d’aujourd’hui aux formats papier et numérique. Pour le format papier, vous pouvez vous le procurer sur AMAZON ou bien le commander en librairie. Pour le format numérique, il est disponible sur toutes les plates-formes (AMAZON, GOOGLE PLAY, FNAC, etc.)

N’hésitez pas à laisser votre avis sur la fiche du livre, pour ceux qui l’ont déjà lu, ou bien à découvrir cette histoire pour les autres. Bon dimanche et bonne lecture !

Bilan de 2016

Je me suis amusée à compter ce que j’ai écrit cette année : 311 pages (A4), ce qui fait 111 783 mots. Bon, plus ou moins, puisque je n’ai pas épluché tous les fichiers présents sur mon ordinateur. Mais c’est quand même pas mal, hein ? 😉
Je ne l’ai pas fait les années précédentes donc impossible de comparer, mais je pense avoir un peu plus écrit en 2015.
Ceci dit, je ne compte pas les nombreuses corrections et relectures, notamment celles des Somnambules et de La Croisée des Âmes.
Donc, en conclusion, je peux dire que j’ai fait du bon boulot !

Cette année a aussi et surtout été celle des voyages… Là je n’ai pas compté les kilomètres parcourus, mais je suppose que ça ferait une belle somme en regroupant Las Vegas, Los Angeles, Rome, Venise, ainsi que mes escapades à Paris ou en Normandie ! Je vous laisse quelques photos ci-dessous… 

J’espère que 2017 sera aussi riche de voyages (sachant qu’il y en a déjà un programmé en février) et surtout d’écriture (les idées sont là et ne manquent pas)… J’espère aussi que vous serez toujours au rendez-vous !

Merci à tous de me lire ❤

L’or de tes mots « Chanson pour Dominic »

Dans L’or de tes mots, Ash a écrit une chanson piano-voix qui parle de Dominic et de la relation qu’ils ont connue. Je vous propose d’en découvrir la traduction ci-dessous.
Je l’ai écrite en anglais, ce qui explique que les phrases ne riment plus une fois traduites en français. Mais maintenant, vous pouvez comprendre pleinement toute l’émotion de Dominic lorsqu’il l’entend pour la première fois !
Bonne lecture et Joyeux Noël à vous tous ! ♥

« Song for D. »

So we were young and we were stronger
Just the two of us, we were together
Now by myself, waiting and wondering
Am I the only one who’s suffering ?

Every piece of my broken heart still beats for you
Every tear in my eyes, I’m just crying for you
I miss you so much and time runs so fast
But baby our love doesn’t belong to the past

I wish I could erase the day
When I left you and just went away
Your eyes never stopped shining in my memory
I still believe that you’re my one and only

Every piece of my broken heart still beats for you
Every tear in my eyes, I’m just crying for you
I miss you so much and time runs so fast
But baby our love doesn’t belong to the past

Wherever you are, I hope you remember me
I could travel the world just to say “forgive me”
Your love was the blood in my veins
Air in my lungs, shelter for my pain
Your smile turned everything into gold
Now memories of you are ink for my words

You’re the one who can fix my heart
The only one who can dry my eyes
Baby I’ll be there, you can be sure
You and me, and our love as future.

Nous étions jeunes et nous étions plus forts
Juste nous deux, nous étions ensemble
Maintenant j’attends, livré à moi-même
Est-ce que je suis le seul à souffrir ?

Chaque morceau de mon cœur brisé bat pour toi
Chaque larme dans mes yeux, je pleure pour toi
Tu me manques tant et le temps passe si vite
Mais bébé, notre amour n’appartient pas au passé

J’aimerais pouvoir effacer le jour
Où je t’ai laissé, où j’ai tout quitté
Tes yeux n’ont pas cessé de briller dans ma mémoire
Et je continue à croire que tu es mon unique

Chaque morceau de mon cœur brisé bat pour toi
Chaque larme dans mes yeux, je pleure pour toi
Tu me manques tant et le temps passe si vite
Mais bébé, notre amour n’appartient pas au passé

Où que tu sois, j’espère que tu te souviens de moi
Je pourrais parcourir le monde pour te dire « pardonne-moi »
Ton amour était le sang dans mes veines
L’air que je respirais, mon refuge contre la douleur
Ton sourire transformait tout en or
Et maintenant ces souvenirs sont l’encre de mes mots

Tu es le seul à pouvoir réparer mon cœur
Le seul à pouvoir sécher mes larmes
Bébé je serai là, sois-en sûr
Toi et moi, et notre amour en guise d’avenir.

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© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Golden Days

À l’occasion du « calendrier de l’Avent » des éditions MxM Bookmark, j’ai écrit une nouvelle intitulée Golden Days :  elle met en scène Dominic et Ash, les héros de L’or de tes mots, ainsi que leurs amis. Pour ne pas se gâcher les surprises de l’histoire originale, évitez de la lire avant le roman !

Vous pouvez la découvrir en ligne sur le site des éditions MxM Bookmark et/ou la télécharger au format PDF en cliquant sur l’image ci-dessous. Elle est également disponible chez tous les revendeurs d’ebook comme Fnac, Amazon, etc, gratuitement.

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Bonne lecture & Joyeux Noël ! ♥

Bonheur

Les gens courent désespérément après le bonheur, sans comprendre que ce n’est pas quelque chose de durable ni de sûr. Il ne s’acquiert pas, ne dure jamais ; ceux qui attendent d’être heureux et se lamentent de ne pas l’être n’ont rien compris.
Le bonheur ne se mesure pas en semaines ni en mois, encore moins en années.
Le bonheur se compte en secondes, en heures quelques fois.
Il n’est que dans l’instant : dans un éclat de rire, un rayon de soleil… Dans une tasse de thé, une chanson… Dans un baiser, dans une promesse… Dans le temps qu’on passe auprès de ceux qu’on aime ou à donner vie à nos passions.
Tous ces moments éphémères qui réjouissent notre cœur sont le bonheur, et c’est en faisant la somme de ces instants qu’on se rend compte qu’on est heureux.
Ce n’est pas éternel ni constant, mais c’est authentique, intense et précieux.
À quoi bon attendre, à quoi bon se lamenter… L’essentiel est là, avec nous, tous les jours, malgré les épreuves et les difficultés de la vie.
Et ce n’est que lorsqu’on l’a compris qu’on peut vivre de la façon la plus heureuse qui soit.

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Solitude

La solitude fait peur aux gens, la plupart du temps. Alors c’est difficile de leur faire comprendre que certaines personnes l’apprécient.
J’aime la solitude. J’ai besoin de solitude. Pas tout le temps, certes. Parfois j’ai envie de voir des gens que j’apprécie, passer des moments avec eux et me sentir en harmonie avec les autres. Mais la solitude ne m’effraie pas.
J’aime être seule, parce que c’est plus facile.
Je ne veux pas jouer la mégalomane en prétendant que ma compagnie me suffit – c’est loin d’être le cas, surtout quand j’aimerais être n’importe qui d’autre que moi-même. Je ne veux pas non plus être une martyr en prétendant soulager les autres de ma compagnie lorsque je préfère être seule. Ce n’est rien de tout ça.
Je suis bien dans la solitude parce que j’ai le temps de penser, de rêver, de m’évader, de créer. J’ai le loisir de sentir le temps qui passe, d’en comprendre la valeur ; quand je suis seule il me semble arriver à un niveau plus élevé de l’existence.
Et puis, dans ces moments-là, tout est beaucoup plus simple. Je n’ai pas à me soucier du regard ni de l’opinion d’autres personnes, je n’ai pas à m’inquiéter de leurs attentes envers moi ni des miennes envers eux. Je n’ai pas à me dire qu’il faut que je sourie, que je parle, que je participe, sinon ces autres-là ne m’accepteront pas de la même manière.
Alors oui, les choses sont bien plus évidentes dans la solitude. Elle me permet d’être totalement moi-même. D’être libre.
Et je crois qu’on a tous besoin de ces petits moments de liberté pour apprécier l’existence et la traverser en ayant été au bout des choses, sans rien regretter.

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© Ophélie Pemmarty – Tous droits réservés

Infos du mois d’octobre

Je vous retrouve en ce début d’automne pour vous annoncer la disponibilité de Talk en format papier. Cette histoire, qui était destinée à une publication numérique uniquement, a reçu un formidable accueil dont je vous remercie encore, vous mes lecteurs. De nombreuses personnes m’ont ensuite demandé une version papier… Voilà qui est désormais chose faite !

Vous pouvez vous procurer Talk directement sur le site de l’imprimeur (Lulu) ou bien en me contactant à cette adresse : ophelie-pemmarty@orange.fr pour obtenir une version dédicacée (et quelques bonus !)

En parallèle, la couverture de L’or de tes mots, qui paraîtra en novembre aux Éditions MxM Bookmark, a été dévoilée ! Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, je vous laisse la découvrir :

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Enfin, mes autres romans et nouvelles sont bien entendu toujours disponibles. Il suffit de parcourir mon site pour avoir toutes les informations… N’hésitez pas non plus à me retrouver sur Facebook ou Twitter pour ne rater aucune nouveauté !

Je vous écris aujourd’hui de Paris où je travaille sur un « projet secret » avec un ami. Il y a plusieurs mois que nous avons commencé mais c’est en très bonne voie, et j’ai hâte de pouvoir vous en dire davantage !

À très vite,

Ophélie

Du changement

Une nouvelle année est arrivée et avec elle, beaucoup de changements… Le plus significatif étant la fermeture des Éditions Valentina. À ce jour donc, mes romans ne sont plus disponibles, mais ce n’est que temporaire.

La vie est un grand livre qu’on écrit chaque jour, ce n’est donc qu’une page qui se tourne ! Je vous tiendrai au courant de l’avenir de mes romans, dès que j’aurai des informations plus concrètes à vous donner (ces choses-là prennent malheureusement un peu de temps !)

En attendant, j’ai effectué quelques petites mises à jour sur le site, notamment du côté ma présentation : Un Peu De Moi. Les textes et poèmes que je partage ici n’ont pas bougé, vous pouvez les retrouver dans le Coin Lecture ; et le recueil Mots Brisés est, quant à lui, toujours disponible.

Je reviens avec des nouvelles dès que possible et j’’espère que vous, lecteurs, serez toujours au rendez-vous sur la suite de mon chemin !

L’Inconnu

C’est l’hiver. Un matin. Le soleil brille assez pour avoir dissipé les lambeaux de brume qui s’accrochaient encore, çà et là, avec une langueur frémissante.
Le train ralentit. Il traverse la ville lentement éveillée et s’arrête en gare avec quelques soubresauts. Son ronronnement faiblit mais ne s’éteint pas.
Le train va bientôt repartir. Il reprendra sa longue course, avalera la distance sans jamais faiblir ni abandonner. Inéluctable. Il longera des routes et des champs, contournera des forêts, passera sous des montagnes et traversera d’autres villes encore… L’éternel voyageur.
Tandis qu’il attend sereinement son prochain départ, quelques passagers descendent des wagons. En clignant des yeux, comme s’ils se réveillaient d’un long sommeil.
Ils font quelques pas alentour. Les plus habitués se dirigent directement vers la sortie, d’autres hésitent un peu. Désorientés.
L’air est froid et piquant. Mais tout de même pas assez pour se sentir transi.
Parmi les quelques passagers se trouve un jeune homme. D’une trentaine d’années, peut-être moins. Des cheveux blonds en bataille et des yeux couleur chocolat.
Il regarde tout autour de lui, comme dans l’attente d’un signe. Qui ne vient apparemment pas. Alors il se décide, quitter les quais serait déjà un bon début.
Il enfile sa veste en cuir marron qu’il tenait à la main, par-dessus un pull beige à grosses mailles et au col roulé. Il porte aussi un jeans sombre, et des bottes. Assorties à la veste.
Derrière lui, le train repart avec force grincements et fumée. Le jeune homme se retourne pour le regarder. Jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon, aussi vite qu’il était arrivé.
Puis il reprend son chemin vers la sortie. Déterminé.
Dans le hall de la gare, les voyageurs se suivent et se croisent. Tous anonymes les uns pour les autres, ou presque.
Des inconnus qui s’en vont, qui arrivent, et laissent là sans même le savoir un infime souvenir d’eux-mêmes. Une particule d’âme en suspension dans le courant d’air.
Des regards se rencontrent et parfois, quelques mots sont échangés, mais rien de plus. Rien qui pourrait vraiment retenir quelqu’un. Ou le forcer à partir.
Le jeune homme passe au travers de tout cela. Imperturbable. Il glisse. Il s’évapore. Il ne s’attarde pas. Puisqu’il a tout laissé derrière lui, et que devant, personne ne l’attend.
Mais c’est normal.
C’est ce qu’il voulait.
D’ailleurs, il n’a aucun bagage. Il n’a rien emporté avec lui, si ce n’est sa veste en cuir marron, les bottes assorties, le jeans sombre et le pull beige. Même ses poches sont vides. Excepté celle qui renferme son portefeuille. Jalousement. Précieusement.
L’extérieur à nouveau. Le matin hivernal, frileux, mais illuminé de soleil.
Le jeune homme regarde devant lui. Puis à gauche. À droite. Encore à gauche, mais où aller ? Il y réfléchit. Il ne sait pas quelle destination choisir. Il se demande de quelle façon recommencer.
Et puis, comme auparavant sur le quai, il prend sa décision. Il va à gauche. Dans la direction du soleil, plus ou moins.
La circulation est fluide, après le trottoir. Il trouve la ville plutôt belle. Lumineuse.
Ses pas le mènent jusqu’à la porte d’un bar-restaurant déjà ouvert, qui semblait l’attendre. Trois tables et le double de chaises se tiennent à côté. Patientes.
C’est l’hiver, mais il fait plutôt beau. Il se dit qu’il vaudrait mieux se poser un peu avant de repartir. Avant de savoir vraiment où aller.
Le jeune homme pousse la porte, qui agite quelques clochettes au chant cristallin. Une dame aux cheveux gris foncés, entre deux âges, l’accueille avec un sourire aimable.
Il veut juste un café. Il le prendra dehors, au soleil.
La dame hoche la tête puis s’affaire. Il attend qu’elle ait terminé, pose quelques pièces sur le comptoir avant de saisir la tasse chaude et fumante. Il remercie. La dame aussi. Mais qu’elle ne se dérange pas pour lui.
Le jeune homme ressort et s’installe à une des tables. Les rayons de soleil ont presque tiédi le dossier de la chaise. Il s’assied et s’appuie contre celui-ci. C’est confortable.
La première gorgée de café, un peu trop chaude, lui brûle le bout de la langue.
Impatient. C’est un trait de caractère qu’il vient de se découvrir. Il ne l’était pas avant. Mais avant quoi ? Il ne le sait pas vraiment. Les choses changent, c’est tout. Et les gens aussi.
Au loin, le clocher d’une église sonne lentement onze coups. Le jeune homme lève les yeux, son regard fouille l’horizon. Mais l’église est sans doute trop loin, ou peut-être est-il mal orienté pour l’apercevoir. Il hausse les épaules. Peu importe.
Il serre les doigts autour de la tasse bien chaude, la porte à ses lèvres. Une autre gorgée. Ce café est bon. Différent de celui qu’il boit d’ordinaire, c’est certain, mais est-ce seulement ça ?
Il a l’impression de tout découvrir. De tout réapprendre. Exactement comme il le souhaitait.
Le jeune homme prend le temps d’observer ce qui se passe autour de lui. Satisfait. Mais tout de même, encore un peu incertain.
Les voitures défilent, irrégulièrement, dans un roulement feutré.
Qu’est-ce qui l’a mené jusqu’ici, et pas ailleurs ? Il ne saurait le dire. Tout comme il ne saurait expliquer pourquoi il a décidé de partir ainsi, de tout laisser derrière lui.
C’était comme un rêve lointain, une vague envie. Puis un désir de plus en plus pressant. Et enfin, un besoin.
Alors il est parti.
Il a dit adieu, il a fermé la porte et il est monté dans ce train. Jusque-là.
Le jeune homme boit une gorgée de plus. Il écoute pensivement la rumeur de la ville. Les voix qui s’élèvent au hasard des rues, des fenêtres. Et mille autres bruits. Tout lui paraît incroyablement vivant. Il se sent rassuré, petit à petit.
Bien sûr qu’il a eu des doutes. Bien sûr qu’il a eu peur. Ce n’est facile pour personne. Mais ce n’était pas non plus si difficile.
En réalité, il fallait juste prendre une décision. Choisir.
Et c’est à présent chose faite. Il ne lui reste plus que quelques questions ; de sacrées questions, s’il y réfléchit bien.
Il passe une main dans ses cheveux. Il se décoiffe encore plus mais n’y prête pas attention.
Un vieil homme marche sur le trottoir d’en face. Il promène son petit chien, à moins que ce ne soit le chien qui le promène. Il tire trop sur sa laisse. Et il porte un petit manteau au motif écossais, carreaux rouges et verts, qui entrave ses pattes.
Devant son café, le jeune homme sourit. Il les regarde passer. Avant, il aurait trouvé ce fameux manteau hideux. Mais aujourd’hui, il le trouve juste joyeusement moche. Il progresse. Parce qu’il est parti. Définitivement. Du moins l’espère-t-il.
Une autre gorgée de café. La tasse est presque vide.
Les grandes questions reviennent. Il ne pourra pas les éviter longtemps. Et à défaut de leur trouver des réponses, il faudra bien qu’il les considère, les unes après les autres. Pour déterminer si elles sont réellement des questions, ou bien des affirmations. Puisque tout change, peut-être que cela aussi.
Mais quand le fera-t-il ? Encore une question. Et aussitôt après, il se dit : tout de suite.
Inutile d’attendre davantage, de retarder l’échéance. Les dés sont jetés, à présent. Depuis qu’il est arrivé là, les dés sont jetés.
Le jeune homme se laisse aller contre le dossier de la chaise. Il ferme les paupières. Concentré.
Alors, que va-t-il faire, maintenant ? Par quoi, qui, où commencer, recommencer ? Il n’en a pas la moindre idée.
Mais ce n’est pas si grave, il verra au moment.
Ce qui l’inquiète, c’est de savoir si cela va réellement marcher. S’il n’a pas fait une énorme erreur, une erreur irréversible.
Il se dit que seul le temps pourra répondre à cela. Que s’il n’essaie pas, il ne saura jamais. Alors il essaie, même si cela lui semble un peu trop inquiétant. Peut-il vraiment tout reprendre à zéro ? Laisser tomber le reste – le passé – derrière lui, et ne plus jamais s’en soucier ? Est-ce seulement possible, réalisable ?
Il voudrait dire oui. Mais il pourrait aussi dire non. La frontière entre les deux est si mince. Si fragile.
Parviendra-t-il à se défaire de celui qu’il était avant, pour se consacrer à une autre vie ? Pourra-t-il oublier ce qu’il a vécu jusqu’à ce moment pour se concentrer sur l’avenir ?
Il a l’impression d’être à l’aube d’une nouvelle histoire, d’une nouvelle ère. Une renaissance. Il a envie d’y croire. Il y croit même déjà, un peu. Mais est-ce que cela existe réellement ?
Tandis que cette phrase résonne dans sa tête, le jeune homme se pose une dernière question. Qui révoque automatiquement les précédentes : et pourquoi pas ?
Il rouvre les yeux et sourit.
Autour de lui, rien n’a bougé. Et tout a changé aussi. Inexorablement.
C’est ce que l’on appelle la vie, pense-t-il. Jusqu’à maintenant, il ne s’en était jamais rendu compte. Il n’avait jamais eu le loisir de le faire. Il ne s’était jamais retrouvé seul. Face à lui-même.
Finalement, ce n’est pas si terrible. Cela lui plaît. Tout comme cette rue, cette ville, ce ciel pâle et ce soleil hivernal. La nouveauté.
Il termine son café.
Une jeune femme passe près de sa table, ils échangent un regard. Elle est brune, pâle et mélancolique. Mais elle lui sourit, poliment. Elle continue sa route.
Il sent comme un goût différent sur ses lèvres. Celui du hasard, de l’inconnu. Et paradoxalement, de l’optimisme.
Il aurait pu descendre du train plus tôt, ou bien continuer encore. Mais il a choisi de s’arrêter là. Il s’y sent bien déjà.
Il songe à ce que ce changement va lui apporter. Aux centaines de possibilités qui s’offrent désormais à lui.
Ce n’était pas le cas, avant. Tout était fade, obscur, fermé. Il n’y avait aucune alternative. Alors qu’à présent tout est clair et dégagé. Dans sa tête. Autour de lui.
Il pense à ce qu’il pourra faire, aux personnes qu’il va rencontrer, à tout ce qui l’attend. Comment s’y refuser et surtout, pourquoi ? Il a attendu cet instant précis toute sa vie. Ce point de non-retour. Ce commencement d’autre chose. Et il y est enfin prêt.
Le jeune homme repose sa tasse vide. Il sourit encore.
C’est l’hiver. Un matin. Le soleil brille assez pour effacer les doutes, les peurs. Pour conserver l’espoir.
Le jeune homme se lève et reprend son chemin. Il est serein. Confiant. Il a compris, il est en paix avec lui-même.
Peu importe le moment, peu importe la façon, il sait à présent que tout peut changer.
Que l’on peut décider.
Et surtout, que l’on a tous droit à une deuxième chance…

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© Ophélie Pemmarty – Tous droits réservés

Dernières nouvelles de 2015

Décembre est là…. et bientôt fini, déjà !!

2015 s’est écoulée à une vitesse incroyable… Pour ma part, elle a surtout été rythmée par l’inspiration et l’écriture. J’ai commencé, poursuivi et/ou terminé plusieurs projets. Un dont je ne parlerai pas encore, un qui est parti en quête d’un éditeur, et un que vous pouvez tout nouvellement découvrir ici : L’or de tes mots.

Encore une fois, je tiens à remercier toutes les personnes qui passent sur mon site, qui me lisent, qui me laissent un petit mot et me soutiennent… Cela m’est très précieux. Je vais continuer à écrire tant que l’inspiration est au rendez-vous et j’espère vous retrouver très prochainement avec de nouvelles publications. En attendant, vous avez de quoi lire sur ce site et mon blog, avec mes romans, mes nouvelles, mes poèmes…

Alors je vous souhaite plein de bons moments de lecture et de très belles fêtes de fin d’année !

À très bientôt,

Baisers de Fée,

Ophélie

Où va le monde ?

Où va le monde ?
J’aimerais qu’on me le dise. Je ne sais pas si c’est moi qui ne le comprends plus ou si c’est lui qui ne me comprend pas. Mais il y a bel et bien un problème entre nous.
Je ne peux pas faire semblant. Il m’est impossible de prétendre que je vais bien quand je vois tout ce qui se passe autour de moi.
Avant d’aller au bout du monde, il faut se rendre compte que la misère est là, tout près. À chaque coin de rue, au détour de nos routes qui ne font plus que se croiser sans chercher à s’arrêter, sans essayer de se suivre.
Les gens sont devenus indifférents. Ils ne pensent qu’à leur petit confort, se traitent les uns les autres comme s’ils étaient jetables, interchangeables. Je fais partie de cette génération et pourtant je continue à croire, comme à une autre époque, que les choses peuvent être réparées avant d’être jetées. Il suffit d’un peu de volonté, de patience, d’efforts…
Mais les gens n’ont plus le temps pour ça. Les choses vont bien trop vite : ou ça passe, ou ça casse. Et ça vaut pour tous les domaines.
Ils oublient qu’en agissant ainsi, ce ne sont pas seulement les autres qu’ils blessent mais aussi eux-mêmes. Parce qu’on n’est personne sans les autres ; on n’existe pas si personne ne nous voit, ne nous écoute ; et on n’a aucune valeur si personne ne nous aime.
Cela ne gâchera pas notre journée si on prend quelques minutes pour sourire à quelqu’un, lui être agréable ou l’aider, et faire quelque chose de bien. Certes on ne sera pas plus riche, mais certainement pas plus pauvre !
Ça ne coûte rien non plus de se rappeler de certaines personnes, de prendre de leurs nouvelles, d’envoyer un petit mot agréable à un ami ou un membre de sa famille… Ça ne coûte rien mais ça rapporte un instant de bonheur, pour ces autres personnes et pour soi.
J’ai fait toutes ces choses et, pour être honnête, je n’ai pas souvent eu de retours. Ce n’était pas dans ce but mais cela m’a souvent blessée – pourtant je continue quand même à le faire. Il m’arrive d’être égoïste, comme tout le monde, mais je m’efforce d’en prendre conscience et de me rattraper… Et quand je me regarde dans un miroir, je n’ai pas à détourner le regard.
Peut-être que si tout le monde agissait ainsi, il y aurait un peu moins de souffrance et un peu plus de sourires…
Où va le monde ?
Je voudrais croire qu’il ne court pas droit à la catastrophe… Mais tout va mal. Dans nos cœurs, dans les villes et les campagnes, dans tous les pays, dans les airs et même au fin fond de la banquise. La Terre est en train de se révolter et à ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus aucun moyen de la stopper.
La société part en vrille, menée en cela par des dirigeants qui ne pensent plus qu’au profit, et des privilégiés trop avares et trop égocentriques pour sacrifier une part de leur fortune à essayer d’arranger les choses.
Ce devrait être à nous, nous qui travaillons, cotisons, payons nos impôts et finalement atteignons difficilement la fin du mois à sauver le monde ? Ce devrait être à nous à faire des dons aux différentes associations, à agir en citoyens responsables, à accueillir les réfugiés, à secourir les malades, à employer le peu qu’il nous reste pour espérer offrir à nos enfants un monde meilleur ?
Bien sûr que nous devons faire tout cela, selon nos propres moyens, mais pourquoi serions-nous les seuls à nous démener alors que ceux qui détiennent la richesse mondiale ne font RIEN, pour la plupart ?
C’est certainement plus intéressant de posséder des villas paradisiaques aux quatre coins de la planète, de conduire des voitures de luxe en portant des vêtements hors de prix, que de s’inquiéter des enfants qui meurent de faim dans le tiers-monde, des personnes qui perdent la vie dans différents conflits politiques et religieux, ou même des espèces animales qui disparaissent de la surface de la terre parce qu’elles n’ont pas pu s’adapter aux changements climatiques… Mais non, ce serait à nous de mener cet immense combat, pendant que d’autres coulent des jours heureux au milieu de leurs richesses…
Je voudrais bien pouvoir changer la situation, je voudrais bien agir dans ce sens-là et ne pas rester impuissante devant ces horreurs mais… comment faire ? Que ce soit moi, toi, lui ou elle, nous avons tous nos propres obstacles, nos propres problèmes, et NOUS NE SOMMES PAS DES HÉROS ! Même si nous avons tous l’opportunité (et le devoir) d’agir à notre échelle, rien ne changera tant que les personnes citées plus haut ne se décideront pas à le faire réellement, elles aussi !
Alors, dites-moi, où va le monde ?
Il faut arrêter de se mentir, à soi-même et aux autres. Tout part n’importe comment, à une telle allure que je me demande encore si la situation pourra être rétablie.
Mais je ne veux pas perdre espoir. Et je ne veux pas laisser à ceux qui arrivent après un monde à la dérive, où maladies, inégalité, conflits et insécurité seront les maîtres-mots.
J’ai mal au cœur quand j’y pense. Vraiment, réellement, sincèrement mal.
Parce que j’ai toujours essayé de voir la beauté des choses, j’ai toujours cru à certaines valeurs comme le respect, l’amour, la solidarité et l’humilité. Je ne veux pas avoir à détourner les yeux devant ces atrocités, ni à fermer mon cœur pour ne plus souffrir…
Non, je veux me battre et faire en sorte que les générations qui suivront n’aient pas à se soucier de ce genre de choses. Je veux me battre pour que nous soyons TOUS libres de VIVRE, d’AIMER, de nous EXPRIMER et de nous ÉPANOUIR sans avoir à craindre l’avenir. Je veux me battre parce que je fais partie de ce monde et que j’y ai ma place, avec mes qualités et mes défauts, comme tout un chacun.
Nous n’avons pas le pouvoir de guérir le monde d’un coup de baguette magique, mais rien ne nous empêche d’agir comme si cela pouvait être le cas. Rien ne nous empêche de nous soucier des autres, de faire un geste pour la planète, et d’améliorer notre quotidien à chaque occasion.
Et puis… l’union fait la force, non ? Alors peut-être qu’en unissant tous nos espoirs et tous nos efforts, rien n’est perdu. Peut-être qu’ensemble, nous pouvons œuvrer pour la plus belle des victoires : conserver notre Humanité.

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

N’oublie pas

Quand tu verras le jour, n’oublie pas de respirer, même s’il n’y a plus beaucoup d’air pur. N’oublie pas d’ouvrir les yeux, sans forcément croire à tout ce que tu verras. On peut choisir de regarder et choisir de voir, comme on peut décider de rester aveugle ou bien de lire entre les lignes. Mais fermer les yeux n’est pas la meilleure façon de survivre.
N’oublie pas de sentir les odeurs, les saveurs et les sensations, tout ce qui pourrait se rattacher à des souvenirs. N’oublie pas de toucher, de laisser le monde glisser sur tes doigts, s’engouffrer sous ta peau, pour laisser une infime trace de toi. N’oublie pas de goûter, d’aspirer l’arôme de la vie qui a imprégné tes lèvres et qui s’effacera au rythme du temps qui passe.
N’oublie pas de parler, de chanter et de rire, sans pour autant ignorer le silence. N’oublie pas d’entendre et surtout d’écouter, c’est comme ça qu’on apprend et qu’on retient. N’oublie pas de sourire, même si tu as mal, tu auras l’impression que tout est plus facile.
N’oublie pas d’être heureux, car c’est possible parfois, ça t’aidera à passer tous les mauvais moments. N’oublie pas d’être honnête, au moins avec toi-même. N’oublie pas d’espérer, puisque les jours qui passent nous donnent toujours plus de bonnes ou de mauvaises raisons de le faire.
N’oublie pas de pleurer, de chagrin ou de joie, car tes larmes t’aideront toujours à aller de l’avant. N’oublie pas de créer, même si personne ne t’admire, parce que c’est le début de la liberté. N’oublie pas de te dire que rien n’est jamais acquis, et qu’il faudra te battre, car il y a forcément dans le monde quelque chose ou quelqu’un qui en vaut la peine.
N’oublie surtout pas d’aimer, mais tu sais, ça ne sera pas la chose la plus facile. N’oublie pas de rêver, car cela, personne ne pourra jamais l’arrêter. N’oublie pas de dire adieu, aux autres parce que la vie sépare bien des routes, et à toi-même car tu ne cesseras jamais de changer.
N’oublie donc pas de vivre, à chaque seconde, chaque minute, envers et contre tout. N’oublie pas de survivre si tu en es à ce point, je sais que la vie n’est pas toujours tendre mais tu sais, ce serait sans doute trop facile d’abandonner. Même si tu as peur, même si tu souffres, vis encore et toujours plus fort, parce que tout passe toujours trop vite et que les souvenirs peuvent disparaître avec le temps.
N’oublie pas de vivre, d’exister et de croire, et quand tu auras fait tout ça… Essaie de ne pas m’oublier.

 
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