Où va le monde ?

Où va le monde ?
J’aimerais qu’on me le dise. Je ne sais pas si c’est moi qui ne le comprends plus ou si c’est lui qui ne me comprend pas. Mais il y a bel et bien un problème entre nous.
Je ne peux pas faire semblant. Il m’est impossible de prétendre que je vais bien quand je vois tout ce qui se passe autour de moi.
Avant d’aller au bout du monde, il faut se rendre compte que la misère est là, tout près. À chaque coin de rue, au détour de nos routes qui ne font plus que se croiser sans chercher à s’arrêter, sans essayer de se suivre.
Les gens sont devenus indifférents. Ils ne pensent qu’à leur petit confort, se traitent les uns les autres comme s’ils étaient jetables, interchangeables. Je fais partie de cette génération et pourtant je continue à croire, comme à une autre époque, que les choses peuvent être réparées avant d’être jetées. Il suffit d’un peu de volonté, de patience, d’efforts…
Mais les gens n’ont plus le temps pour ça. Les choses vont bien trop vite : ou ça passe, ou ça casse. Et ça vaut pour tous les domaines.
Ils oublient qu’en agissant ainsi, ce ne sont pas seulement les autres qu’ils blessent mais aussi eux-mêmes. Parce qu’on n’est personne sans les autres ; on n’existe pas si personne ne nous voit, ne nous écoute ; et on n’a aucune valeur si personne ne nous aime.
Cela ne gâchera pas notre journée si on prend quelques minutes pour sourire à quelqu’un, lui être agréable ou l’aider, et faire quelque chose de bien. Certes on ne sera pas plus riche, mais certainement pas plus pauvre !
Ça ne coûte rien non plus de se rappeler de certaines personnes, de prendre de leurs nouvelles, d’envoyer un petit mot agréable à un ami ou un membre de sa famille… Ça ne coûte rien mais ça rapporte un instant de bonheur, pour ces autres personnes et pour soi.
J’ai fait toutes ces choses et, pour être honnête, je n’ai pas souvent eu de retours. Ce n’était pas dans ce but mais cela m’a souvent blessée – pourtant je continue quand même à le faire. Il m’arrive d’être égoïste, comme tout le monde, mais je m’efforce d’en prendre conscience et de me rattraper… Et quand je me regarde dans un miroir, je n’ai pas à détourner le regard.
Peut-être que si tout le monde agissait ainsi, il y aurait un peu moins de souffrance et un peu plus de sourires…
Où va le monde ?
Je voudrais croire qu’il ne court pas droit à la catastrophe… Mais tout va mal. Dans nos cœurs, dans les villes et les campagnes, dans tous les pays, dans les airs et même au fin fond de la banquise. La Terre est en train de se révolter et à ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus aucun moyen de la stopper.
La société part en vrille, menée en cela par des dirigeants qui ne pensent plus qu’au profit, et des privilégiés trop avares et trop égocentriques pour sacrifier une part de leur fortune à essayer d’arranger les choses.
Ce devrait être à nous, nous qui travaillons, cotisons, payons nos impôts et finalement atteignons difficilement la fin du mois à sauver le monde ? Ce devrait être à nous à faire des dons aux différentes associations, à agir en citoyens responsables, à accueillir les réfugiés, à secourir les malades, à employer le peu qu’il nous reste pour espérer offrir à nos enfants un monde meilleur ?
Bien sûr que nous devons faire tout cela, selon nos propres moyens, mais pourquoi serions-nous les seuls à nous démener alors que ceux qui détiennent la richesse mondiale ne font RIEN, pour la plupart ?
C’est certainement plus intéressant de posséder des villas paradisiaques aux quatre coins de la planète, de conduire des voitures de luxe en portant des vêtements hors de prix, que de s’inquiéter des enfants qui meurent de faim dans le tiers-monde, des personnes qui perdent la vie dans différents conflits politiques et religieux, ou même des espèces animales qui disparaissent de la surface de la terre parce qu’elles n’ont pas pu s’adapter aux changements climatiques… Mais non, ce serait à nous de mener cet immense combat, pendant que d’autres coulent des jours heureux au milieu de leurs richesses…
Je voudrais bien pouvoir changer la situation, je voudrais bien agir dans ce sens-là et ne pas rester impuissante devant ces horreurs mais… comment faire ? Que ce soit moi, toi, lui ou elle, nous avons tous nos propres obstacles, nos propres problèmes, et NOUS NE SOMMES PAS DES HÉROS ! Même si nous avons tous l’opportunité (et le devoir) d’agir à notre échelle, rien ne changera tant que les personnes citées plus haut ne se décideront pas à le faire réellement, elles aussi !
Alors, dites-moi, où va le monde ?
Il faut arrêter de se mentir, à soi-même et aux autres. Tout part n’importe comment, à une telle allure que je me demande encore si la situation pourra être rétablie.
Mais je ne veux pas perdre espoir. Et je ne veux pas laisser à ceux qui arrivent après un monde à la dérive, où maladies, inégalité, conflits et insécurité seront les maîtres-mots.
J’ai mal au cœur quand j’y pense. Vraiment, réellement, sincèrement mal.
Parce que j’ai toujours essayé de voir la beauté des choses, j’ai toujours cru à certaines valeurs comme le respect, l’amour, la solidarité et l’humilité. Je ne veux pas avoir à détourner les yeux devant ces atrocités, ni à fermer mon cœur pour ne plus souffrir…
Non, je veux me battre et faire en sorte que les générations qui suivront n’aient pas à se soucier de ce genre de choses. Je veux me battre pour que nous soyons TOUS libres de VIVRE, d’AIMER, de nous EXPRIMER et de nous ÉPANOUIR sans avoir à craindre l’avenir. Je veux me battre parce que je fais partie de ce monde et que j’y ai ma place, avec mes qualités et mes défauts, comme tout un chacun.
Nous n’avons pas le pouvoir de guérir le monde d’un coup de baguette magique, mais rien ne nous empêche d’agir comme si cela pouvait être le cas. Rien ne nous empêche de nous soucier des autres, de faire un geste pour la planète, et d’améliorer notre quotidien à chaque occasion.
Et puis… l’union fait la force, non ? Alors peut-être qu’en unissant tous nos espoirs et tous nos efforts, rien n’est perdu. Peut-être qu’ensemble, nous pouvons œuvrer pour la plus belle des victoires : conserver notre Humanité.

© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS
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