Bonheur

Les gens courent désespérément après le bonheur, sans comprendre que ce n’est pas quelque chose de durable ni de sûr. Il ne s’acquiert pas, ne dure jamais ; ceux qui attendent d’être heureux et se lamentent de ne pas l’être n’ont rien compris.
Le bonheur ne se mesure pas en semaines ni en mois, encore moins en années.
Le bonheur se compte en secondes, en heures quelques fois.
Il n’est que dans l’instant : dans un éclat de rire, un rayon de soleil… Dans une tasse de thé, une chanson… Dans un baiser, dans une promesse… Dans le temps qu’on passe auprès de ceux qu’on aime ou à donner vie à nos passions.
Tous ces moments éphémères qui réjouissent notre cœur sont le bonheur, et c’est en faisant la somme de ces instants qu’on se rend compte qu’on est heureux.
Ce n’est pas éternel ni constant, mais c’est authentique, intense et précieux.
À quoi bon attendre, à quoi bon se lamenter… L’essentiel est là, avec nous, tous les jours, malgré les épreuves et les difficultés de la vie.
Et ce n’est que lorsqu’on l’a compris qu’on peut vivre de la façon la plus heureuse qui soit.

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© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Missing you

Parfois les gens disparaissent.
Ils étaient présents, à portée du regard et du cœur, et la seconde d’après ils ne sont plus là.
Ils sont toujours vivants pourtant.
Mais ils parlent, sourient et se confient à d’autres personnes ; ils existent quelque part dans le monde, quelque part qui ne fait plus partie de notre vie. Et c’est tellement difficile à accepter…
Alors on pleure, on souffre, on est en colère, puis on essaie de se réconforter en repensant aux moments qu’on a vécus avec ces personnes…
Parce que quoi qu’il arrive, il nous reste toujours les souvenirs. Rien ne peut les effacer, pas quand ces personnes ont tellement compté, même si la vie nous a séparés…
Aimer c’est ne jamais oublier.

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© OPHÉLIE PEMMARTY – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Solitude

La solitude fait peur aux gens, la plupart du temps. Alors c’est difficile de leur faire comprendre que certaines personnes l’apprécient.
J’aime la solitude. J’ai besoin de solitude. Pas tout le temps, certes. Parfois j’ai envie de voir des gens que j’apprécie, passer des moments avec eux et me sentir en harmonie avec les autres. Mais la solitude ne m’effraie pas.
J’aime être seule, parce que c’est plus facile.
Je ne veux pas jouer la mégalomane en prétendant que ma compagnie me suffit – c’est loin d’être le cas, surtout quand j’aimerais être n’importe qui d’autre que moi-même. Je ne veux pas non plus être une martyr en prétendant soulager les autres de ma compagnie lorsque je préfère être seule. Ce n’est rien de tout ça.
Je suis bien dans la solitude parce que j’ai le temps de penser, de rêver, de m’évader, de créer. J’ai le loisir de sentir le temps qui passe, d’en comprendre la valeur ; quand je suis seule il me semble arriver à un niveau plus élevé de l’existence.
Et puis, dans ces moments-là, tout est beaucoup plus simple. Je n’ai pas à me soucier du regard ni de l’opinion d’autres personnes, je n’ai pas à m’inquiéter de leurs attentes envers moi ni des miennes envers eux. Je n’ai pas à me dire qu’il faut que je sourie, que je parle, que je participe, sinon ces autres-là ne m’accepteront pas de la même manière.
Alors oui, les choses sont bien plus évidentes dans la solitude. Elle me permet d’être totalement moi-même. D’être libre.
Et je crois qu’on a tous besoin de ces petits moments de liberté pour apprécier l’existence et la traverser en ayant été au bout des choses, sans rien regretter.

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© Ophélie Pemmarty – Tous droits réservés

N’oublie pas

Quand tu verras le jour, n’oublie pas de respirer, même s’il n’y a plus beaucoup d’air pur. N’oublie pas d’ouvrir les yeux, sans forcément croire à tout ce que tu verras. On peut choisir de regarder et choisir de voir, comme on peut décider de rester aveugle ou bien de lire entre les lignes. Mais fermer les yeux n’est pas la meilleure façon de survivre.
N’oublie pas de sentir les odeurs, les saveurs et les sensations, tout ce qui pourrait se rattacher à des souvenirs. N’oublie pas de toucher, de laisser le monde glisser sur tes doigts, s’engouffrer sous ta peau, pour laisser une infime trace de toi. N’oublie pas de goûter, d’aspirer l’arôme de la vie qui a imprégné tes lèvres et qui s’effacera au rythme du temps qui passe.
N’oublie pas de parler, de chanter et de rire, sans pour autant ignorer le silence. N’oublie pas d’entendre et surtout d’écouter, c’est comme ça qu’on apprend et qu’on retient. N’oublie pas de sourire, même si tu as mal, tu auras l’impression que tout est plus facile.
N’oublie pas d’être heureux, car c’est possible parfois, ça t’aidera à passer tous les mauvais moments. N’oublie pas d’être honnête, au moins avec toi-même. N’oublie pas d’espérer, puisque les jours qui passent nous donnent toujours plus de bonnes ou de mauvaises raisons de le faire.
N’oublie pas de pleurer, de chagrin ou de joie, car tes larmes t’aideront toujours à aller de l’avant. N’oublie pas de créer, même si personne ne t’admire, parce que c’est le début de la liberté. N’oublie pas de te dire que rien n’est jamais acquis, et qu’il faudra te battre, car il y a forcément dans le monde quelque chose ou quelqu’un qui en vaut la peine.
N’oublie surtout pas d’aimer, mais tu sais, ça ne sera pas la chose la plus facile. N’oublie pas de rêver, car cela, personne ne pourra jamais l’arrêter. N’oublie pas de dire adieu, aux autres parce que la vie sépare bien des routes, et à toi-même car tu ne cesseras jamais de changer.
N’oublie donc pas de vivre, à chaque seconde, chaque minute, envers et contre tout. N’oublie pas de survivre si tu en es à ce point, je sais que la vie n’est pas toujours tendre mais tu sais, ce serait sans doute trop facile d’abandonner. Même si tu as peur, même si tu souffres, vis encore et toujours plus fort, parce que tout passe toujours trop vite et que les souvenirs peuvent disparaître avec le temps.
N’oublie pas de vivre, d’exister et de croire, et quand tu auras fait tout ça… Essaie de ne pas m’oublier.

 
© Ophélie Pemmarty – Tous droits réservés

Quelques nouvelles

Je ne sais pas si en Mai, vous faites ce qu’il vous plaît… en tout cas je peux vous dire que moi, je bosse !

Tout d’abord, à l’écriture d’un projet qui sera vraisemblablement un roman, étant donné qu’il compte déjà un bon nombre de pages ! Je n’en dis pas plus, je préfère garder mes secrets tant que j’en suis à l’écriture… mais comme dans tous mes romans, il y aura de l’amour, des émotions et un peu de mystère aussi !

Ensuite, à mon recueil de poésie ! Il paraîtra le 1er juin 2015, et vous pouvez déjà découvrir la couverture et un petit résumé sur la page le concernant : Mots Brisés. Toutes les autres infos arrivent très bientôt !

Je vous souhaite une très bonne soirée et je vous dis à très vite ! Merci pour votre soutien 🙂

Coeur de Papier

Tu ne bats plus, tu ne vis plus vraiment. Tu n’existes qu’à travers des mots qui viennent de tout et de toi. Qui parlent du monde, de la vie et de la mort. Qui expriment des sentiments, des sensations et des idées. Mais toi, tu ne bats plus. Parce que ce n’est pas du sang qui t’irrigue, mais de l’encre. Celle de tes maux, de tous ces vœux qui se réalisent parfois ou demeurent à jamais des rêves.
Tu n’es qu’un cœur de papier. Chaque lettre que l’on trace te laisse une blessure à vif, que même le temps ne parvient pas toujours à guérir. Mais à chaque fois qu’on te lit, tu te renforces et tu renais, pour continuer encore plus loin. Même si tu n’es qu’un cœur de papier, usé, déchiré, rapiécé. Qui s’envole au gré des vents, au fil du temps. Que l’on peut ranger dans un tiroir en attendant le jour où l’on aura à nouveau besoin de toi.
Tu étais lisse et vierge, à tes débuts. Étendue immaculée, dénudée, stérile. Et puis on t’a donné la vie, on t’a fait connaître le bien, mais aussi le mal, puisque l’un ne va pas sans l’autre. On t’a confié des secrets, des histoires, des légendes. Et tu les as si bien gardés, cœur de papier, que tous ces mots, toute cette encre, ont fini par t’empoisonner.
Pourtant tu n’es pas condamné, tu sais. Ce fardeau que tu portes ne s’allègera pas, mais il fait de toi quelque chose d’unique, d’infiniment précieux. Tu portes en toi la poésie du monde. Tous ces mots que l’on chuchote et qui se brisent dans le silence, qui échouent sur la rive d’un monde au conditionnel, tu as su les recueillir, les aider, les aimer, pour qu’ils ne se sentent plus jamais seuls. Tu as su en faire quelque chose de beau. De l’espoir.
Parfois, on prend un petit bout de toi, on le plie soigneusement et on l’envoie à quelqu’un d’autre, qui en avait besoin. Comme si tu étais infatigable, inépuisable. Mais tu sais, cœur de papier, il faut quand même prendre soin de toi. Parce que tout le monde ne le fera pas. Parce qu’il y aura parfois des mots méchants, qui ne cherchent qu’à blesser, et qui se graveront pour longtemps dans ta mémoire.
Prend aussi garde aux larmes, parce qu’elles pourraient diluer l’encre de tes veines et effacer toute une partie de ton histoire. Elles pourraient même te noyer, si tu n’y fais pas attention. Les promesses sont également dangereuses, surtout si elles ne sont pas tenues. Assure-toi bien que ce ne soit pas des paroles en l’air. Et si c’est le cas, fais tout ce que tu peux pour les attraper, saute le plus haut possible et attache-les soigneusement avec certains de ces mots comme « sincérité » et « honnêteté ». D’ailleurs, ils te seront aussi utiles si tu venais à croiser des mensonges, pour leur faire cracher la vérité. Mais il n’y aura pas que du mauvais, tu le sais. Tu vas rendre beaucoup de gens heureux, tu vas les faire rêver, les aider.
Cette vie ne sera pas de tout repos, j’en conviens. C’est une mission bien difficile, pour quelque chose d’aussi fragile. Après tout, tu n’es qu’un cœur de papier tout froissé, tout tâché, noirci de tous ces mots brisés que tu as su reconstruire. Mais même un cœur blessé peut continuer à exister, tu sais. Tant qu’il y aura des mots, tant qu’il aura des rêves, tant qu’il y aura cet espoir que tu contribues à créer et partager, tu ne pourras jamais disparaître.
Compte sur moi, cœur de papier. Je continuerai à t’écrire jusqu’à mon dernier souffle, jusqu’à cet ultime instant où la vie ne voudra plus de moi, où les mots m’abandonneront. Je continuerai chaque jour à t’écrire, cœur de papier. Puisque c’est toi qui m’a sauvée.

Coeur De Papier (Violet 2)

© Ophélie Pemmarty – Tous droits réservés